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Transition professionnelle : le Crédit Immobilier de France mise sur la durée et la diversité de ses actions d’accompagnement

Posté le 11 janvier 2021

Engagé dans une démarche de gestion extinctive depuis 2013, le Crédit Immobilier de France (CIF) garde le cap autour de trois objectifs : construire avec ses collaborateurs la suite de leur parcours professionnel, garantir la qualité de service à ses clients et sécuriser ses en-cours. L’Accord de Gestion Sociale prévoit des dispositifs variés et spécifiques pour accompagner les salariés dans leur transition professionnelle qui constituent un réel atout dans le contexte actuel de crise sanitaire. Sur ces sujets, l’entreprise est notamment épaulée par un partenaire de longue date, le cabinet Oasys.

 

En amont du plan de départ : l’Espace Information Conseil (EIC)

L’EIC est destiné aux salariés encore en poste qui y ont accès en permanence pour préparer leur transition professionnelle. Selon Olivier Brevet, directeur du contrat CIF chez Oasys, « Cette démarche est une situation exceptionnelle comparativement à d’autres dispositifs, due à la volonté du CIF d’inciter ses salariés à anticiper leur projet. Dans cette intention, l’investissement est également particulièrement important en matière de formation permettant de travailler en amont les projets et d’accroitre ainsi l’employabilité des salariés ».

Dans chaque EIC, les conseillers ont un rôle d’écoute, d’information et de conseil. Expert du repositionnement professionnel et du marché de l’emploi, ils se mettent à la disposition des salariés pour travailler sur leur projet : recherche d’emploi, reconversion professionnelle, création d’entreprise, projet de départ en retraite… les situations sont aussi diverses que singulières.

La réflexion est parfois embryonnaire ou très aboutie. « Les salariés sont accompagnés au rythme où ils le souhaitent » précise Emmanuelle Brugot, en charge du pilotage des dispositifs d’accompagnement au Crédit Immobilier de France. « Cela peut déboucher pour certains sur un départ anticipé de l’entreprise dans le cadre d’une suspension de contrat de travail pour tenter une nouvelle expérience professionnelle. Cette suspension peut conduire à un départ définitif de l’entreprise ou à un retour sur le poste initial en fonction de la confirmation ou non du projet. »

 

Les Antennes Emploi prennent ensuite le relais

Au moment de leur départ de l’entreprise, les salariés du Crédit Immobilier de France, s’ils le souhaitent, bénéficient d’un congé de reclassement et d’un accompagnement personnalisé par le Cabinet Conseil au sein de l’Antenne Emploi.

« En congé de reclassement, les salariés ne sont plus en poste et peuvent se consacrer entièrement à la construction et la mise en œuvre de leur projet professionnel. Dans la mesure du possible, les personnes qui ont bénéficié du suivi EIC poursuivent avec le même consultant dans le cadre de l’Antenne Emploi. »  explique Olivier Brevet. « Cette continuité avec le cabinet Oasys est à la fois rassurante pour les salariés et pertinente dans le cadre de la construction du projet professionnel des personnes ».

Il insiste, par ailleurs, sur le caractère global des actions engagées : « c’est la conjugaison d’un ensemble de mesures, de moyens et d’intervenants qui permet d’activer un maximum de leviers et d’obtenir des réussites en terme de reclassement ».

Pour Emmanuelle Brugot, le suivi des dispositifs et des reclassements ainsi que le retour d’expérience des salariés sont essentiels : « Nous sommes dans une démarche d’amélioration continue, année après année, nous perfectionnons les dispositifs en interrogeant les bénéficiaires et les consultants, en échangeant avec les parties prenantes internes : managers, équipes RH, commission de suivi paritaire et en challengeant en permanence l’efficacité des méthodes et outils d’accompagnement. La gestion de ces dispositifs de manière répétée sur la durée nous permet également de dégager des tendances et des idées d’actions à mettre en œuvre. ». C’est ainsi, par exemple, que le cabinet Oasys a proposé de mettre en place sur certains types d’accompagnement l’approche par les pratiques narratives qui peut se révéler dynamisante sur certains projets.

Des actions spécifiques en fonction des situations

Retour sur l’expérience des salariés des sites de Grenoble et Marseille qui ont fermé leurs portes en décembre 2019.

La fermeture d’un site revêt un caractère émotionnel particulier. « Les vagues de départs successives créent de l’émotion pour ceux qui partent et pour ceux qui restent. Lorsqu’un site ferme, la dimension émotionnelle est différente, on vide les locaux, tous les salariés partent en même temps » souligne Emmanuelle Brugot.

Il est apparu alors nécessaire d’organiser une journée dédiée sur chacun des sites. Conçues et animées par David Marmo, Directeur d’Oasys à Lyon, « ces journées se veulent créatives et libératrices, elles servent à réunir les équipes en un même espace-temps, à se remémorer ensemble les bons souvenirs pour se donner de l’énergie et de l’optimisme face au changement. ».

Ce type de journée doit aussi se dérouler en co-construction avec l’entreprise et les salariés, « il faut en effet une véritable volonté de part et d’autre pour créer un moment qui restera dans les mémoires ». Mais, comme le précise David Marmo, toutes les entreprises dans une telle situation ne le font pas, loin de là : « La demande du Crédit Immobilier de France était très inhabituelle, et pourtant, elle est fondamentale pour aider les salariés à fermer une porte pour en rouvrir une autre, dans une démarche à la fois collective et personnelle ». 

 

 

Pour Sandra Goffi, après 28 années passées au Crédit Immobilier de France, cette journée collective est un symbole essentiel d’une page qui s’est tournée. Embauchée après ses études, Sandra a construit son chemin pas à pas dans l’entreprise pour devenir Responsable du service recouvrement contentieux à Marseille. Elle a également été une membre active du Comité d’Entreprise (CE) et du Comité d’Hygiène Sécurité et Conditions de Travail (CHSCT). « Nous avons été très bien accompagnés, même si, sur le moment, la fermeture a été difficile. Tout s’est déroulé dans de bonnes conditions, a été bien pensé et bien cadencé. Nous avons bénéficié de formations d’accompagnement au changement. Et l’implication des managers de proximité a été très forte. Nous sommes ainsi tous restés mobilisés jusqu’au bout. ». Quelques mois après, la solidarité perdure « Nous nous appelons toujours régulièrement. Désormais pour chacun(e) d’entre nous, il s’agit de se projeter dans un nouveau cadre, une aventure différente. »

Céline Masciave avait seulement 21 ans quand elle est entrée au Crédit Immobilier de France de Grenoble. Agée aujourd’hui de 37 ans, son expérience dans l’entreprise l’a construite : « J’ai eu la chance d’accéder à plusieurs postes, dans différents services, et ainsi d’élargir mes compétences. » Dans un premier temps, Céline n’a pas souhaité solliciter son EIC. « Dans ma tête, je travaillais encore au CIF et à ce stade, je ne pouvais pas me projeter. » Après la fermeture du site, elle a bénéficié de l’accompagnement en Antenne Emploi avec qui elle finalise aujourd’hui son projet de reconversion vers l’immobilier.

 

Dans le contexte actuel de crise sanitaire, le Crédit Immobilier de France est d’autant plus attentif à l’accompagnement de ses salariés qui peuvent s’appuyer sur l’ensemble des dispositifs éprouvés et sur l’expérience qu’ils ont accumulée dans la gestion des transformations.